Éd. limitée - In a Sentimental Mood - Liebling A

L’exposition imaginée par la Galerie des Galeries (Galeries Lafayette – Paris) interroge tour à tour l’universalité et la singularité du sentiment amoureux.

 

142,18 €

In a Sentimental Mood

9,48 €

Empruntant son titre à la chanson de Duke Ellington et John Coltrane, l’exposition
« In a Sentimental Mood » propose un voyage à travers différentes facettes de l’humeur sentimentale.

Réunissant des œuvres de Félix Gonzalez-Torres, Jiri Kovanda, Myriam Mechita, Daphné Navarre, Marylène Negro, Jack Pierson, Alessandro Raho et Jimmy Robert, huit artistes de générations et de nationalités différentes, l’exposition imaginée par la commissaire Vanessa Desclaux interroge tour à tour l’universalité et l’extrême singularité du sentiment amoureux.

Composée de films, d’installations, de sculptures et de portraits, l’exposition fait cohabiter le désir et la nostalgie, la sensualité et la mélancolie, évoquant la complexité d’une expérience vécue à travers une iconographie contemporaine. Chacune des œuvres de l’exposition développe une approche unique, puisant dans des registres gestuels, visuels ou sonores afin d’interroger les limites du langage face à la profondeur d’une émotion.

« In a Sentimental Mood » propose d’évoluer dans différents espaces au sein desquels une constellation d’objets et d’images emporte le visiteur dans différents univers où se recomposent un désir, un souvenir, une dédicace, une déclaration, une solitude, un fantasme, un corps aimé ou amoureux.

La réinvention de la lettre d’amour, l’exploration du potentiel poétique d’un objet ou encore l’évocation d’une étreinte sont autant de manières qu’ont choisi les artistes pour exprimer les multiples états de la rêverie sentimentale.

EXPOSITION : Galerie des Galeries (Galeries Lafayette Paris) : 27 juillet – 24 août 2013

Référence 9782363061003
ISBN 9782363061003
Tirage 15 ex.
Justification Photographie Liebling
Année de parution 2013

Gonzalez-Torres (Felix)


Né en 1957, mort en 1996. L’œuvre prolifique de Felix Gonzalez-Torres investit de manière critique l’art conceptuel et le minimalisme, mettant en question les dimensions politiques et sociales de ces pratiques. Un ensemble d’œuvres unique révèle des préoccupations formelles qui explorent le statut de l’œuvre d’art en la confrontant à la question du double, de l’objet industriel et de l’éphémère. Faisant usage d’une grande variété de médias – peinture, sculpture et panneaux d’affichage public – ses œuvres mêlent activisme politique et expériences émotionnelles des plus intimes. Des objets ordinaires apparaissent de manière récurrente dans son œuvre : des horloges, miroirs ou ampoules sont souvent présentés sous forme dédoublée pour évoquer l’altérité et la relation à l’autre ; des tas de bonbons et piles de papier sont mis à disposition des spectateurs, ainsi invités à emporter un fragment de l’œuvre avec eux. Il en résulte une œuvre profondément humaine et intime, dont Gonzalez-Torres a souligné la constante nécessité de transformation, mettant à l’épreuve l’œuvre d’art comme forme fixe, et l’auteur comme seul créateur de ces formes.

Kovanda (Jiri)


Né en 1953. Vit et travaille à Prague. Depuis les années 1970 Jiri Kovanda réalise des performances et installations qui émanent d'actions et de gestes. Ceux-ci, le plus souvent réalisées dans des espaces publics, pouvaient passer inaperçus. «Je suis à la lettre un script écrit préalablement. Les mouvements ont été choisis de telle manière que les passants ne se doutent pas du fait qu’ils puissent regarder une "performance"», écrit Jiri Kovanda au sujet de l’œuvre Théâtre qu’il réalisa en 1979 devant le Musée national de Prague. La discrétion, voire l’effacement de ces interventions nous renvoient au contexte dans lequel Jiri Kovanda a construit sa démarche d’artiste : la précarité économique et la censure politique de la Tchécoslovaquie mais aussi les démarches artistiques conceptuelles propres à cette époque. Le travail de Jiri Kovanda continue de pointer avec légèreté des objets et des gestes du quotidien afin d’en souligner le potentiel poétique.

Mechita (Myriam)


Myriam Mechita est née en 1974 ; elle vite et travaille à Paris et Berlin. Myriam Mechita matérialise dans ses œuvres l’intensité de ses perceptions et de ses émotions. Ses installations déploient ainsi sous nos yeux des paysages fantastiques dans lesquels elle manipule des motifs et des symboles qui dressent l’image d’une vanité contemporaine et placent la vie et la mort, le bonheur et le tourment côte à côte. Les forces liées à nos désirs et à nos fantasmes s’incarnent dans cet univers nourri de différentes traditions picturales et fictions littéraires. Dans une nouvelle série de sculptures, Myriam Mechita fait entrer le spectateur dans l’intimité de ses sentiments. À l’aide de différents éléments plastiques, Myriam Mechita compose des lettres d’amour sur des livres d’auteurs tels que Jacques Ancet, Isidore Ducasse ou Gabriel Garcia Marquez.

Navarre (Daphné)


Daphné Navarre réalise ses œuvres à partir de fragments de vies et d’histoires qu’elle efface ou censure pour s’intéresser à ce qu’il reste : une figure, du sens, de la mémoire. La tension entre présence et absence joue un rôle important dans le travail de Daphné Navarre. Des gestes de soustraction, appliqués aux objets dont elle se saisit, représentent sa manière de révéler des détails chargés de symbolique. C’est par cette présence dans l’absence que Daphné Navarre parvient à interroger des sujets à la fois communs et personnels, veillant à ce que le spectateur ait son «espace pour la pensée». Daphné Navarre est née en 1982. Elle vit et travaille à Paris.

Negro (Marylène)


Marylène Négro est née en 1957; elle vie et travaille à Paris. Marylène Negro réalise des œuvres à la frontière des champs de l’art et du cinéma. L’ensemble de son travail révèle la singularité d’une écriture littéraire, photographique ou cinématographique. Marylène Negro traite le temps comme une matière et intervient patiemment et précisément, explorant l’espace qui s’ouvre entre le caractère fixe de la photographie et le mouvement propre au cinéma. À la prise de vue, Marylène Negro n’a pas encore décidé si le film mettra en mouvement une ou plusieurs images. C’est par la suite, par des opérations précises de montage, que le déroulement du film trouve sa forme finale. Fragmenté, accéléré ou ralenti, chaque film offre au spectateur l’expérience singulière d’une temporalité distendue. Les photographies de Marylène Machita jouent avec tous les éléments de l’image, indifféremment suspendus entre figuration et abstraction : sa densité, les contours de ses figures, ses contrastes de couleurs, d’ombre ou de lumière. Que les images aient été prises depuis sa fenêtre ou en les ramenant, d’un ailleurs lointain comme pour Sao Jorge et Atlanta, il s’agit toujours pour l'artiste d’un voyage intérieur.

Pierson (Jack)


Jack Pierson est né en 1960. Il vit et travaille à New York et en Californie du Sud. Passionné de sujets tels que la célébrité, le mélodrame ou la solitude, Jack Pierson imprègne son travail de références à l’amour perdu, à l’identité, au désir, ou au glamour fané. Il transpose ses pensées et ses émotions sur des médiums aussi divers que la photographie, le collage, le dessin ou la peinture. Il a par ailleurs investi le champ de la sculpture en créant des pièces à l’aide de lettres d’anciennes enseignes publicitaires, de meubles et d’objets trouvés. Le portrait est un motif récurrent dans le travail de Jack Pierson dont les expériences personnelles se retrouvent fondamentalement transformées dans l’épreuve de leur traduction plastique. Avec la série «Self Portrait», l’autoportrait bascule dans le champ de la fiction : Jack Pierson travaille des images dont aucune n’est un portrait de lui-même. De l’enfance à l’âge adulte en passant par l’adolescence, ces images tour à tour distantes, mélancoliques et sensuelles flirtent avec le regard du spectateur.

Raho (Alessandro)


Alessandro Raho est né en 1971 ; il vit et travaille à Londres. Depuis les années 1990, Alessandro Raho se consacre avec persévérance et exigence à la peinture de portraits. Réalisés à partir de prises de vues faites dans son propre atelier, les portraits d’Alessandro Raho s’appuient sur le réalisme caractéristique de l’image photographique et tentent de capter les sentiments proprement humains que peuvent trahir un regard, une expression ou une posture. Alessandro Raho ne cherche pas à représenter un type de personne particulier ; ses modèles sont les personnes qui l’entourent et qu’il a l’opportunité d’observer. Alessandro Raho cherche à saisir dans ces figures le désir qui les anime, quelque chose qu’il décrit comme une certaine défiance. Fasciné par la façon dont la publicité, notamment dans la mode et la musique, puise dans différents registres d'émotions, et par son impact sur nos comportements individuels et nos choix esthétiques, Alessandro Raho y fait délibérément référence dans ses œuvres à travers le choix d'une pose, d’un vêtement ou d’un accessoire.

Robert (Jimmy)


Jimmy Robert est né en 1975. Il vit et travaille à Bruxelles. L’ensemble de l’œuvre de Jimmy Robert explore les articulations complexes entre la photographie, le film, la performance et la sculpture. Sans avoir été formé à la danse ou à la chorégraphie, Jimmy Robert continue de mettre son propre corps à l’épreuve dans un travail de performance qui convoque de multiples expériences sociales, politiques ou intimes ; et questionne la construction de l’identité. Son corps, mais aussi ceux de ses collaborateurs deviennent le lieu d’un travail formel, produisant une grammaire de gestes à travers laquelle le corps devient une matière au même titre que d’autres matériaux, tels que le papier, utilisés par l’artiste. Le langage plastique de Jimmy Robert n’a cessé de se construire au contact d’œuvres d’autres artistes dont il cite ouvertement l’influence : Bas Jan Ader, Yoko Ono, Marguerite Duras ou encore Yvonne Rainer.

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