Un photographe / un territoire

« Un photographe/un territoire » est une collection qui rassemble des titres en lien avec l’actualité photographique contemporaine. Chaque ouvrage présente le travail d’un ou plusieurs photographes aux esthétiques différentes qui investissent des territoires et rendent compte de leur diversité. La plupart des parutions sont des éditions bilingues français/anglais.

Sous-catégories

  •  Georges Rousse -...

    L’artiste Georges Rousse occupe une place unique dans la photographie plasticienne contemporaine. Il parcourt le monde pour s’approprier temporairement des salles vides, des entrepôts abandonnés, des palais en ruine, des immeubles promis à la démolition… Dans ces no man’s land, il choisit un espace où il peint murs, sols et plafonds de façon à créer l’illusion que des volumes géométriques simples et monumentaux occupent toute la pièce.

    Ce travail éphémère de peinture est pourtant destiné à disparaître. Il dépend totalement de l’acte photographique qui reste le seul témoin et la finalité de son intervention. Pour Georges Rousse, l’architecture, la peinture et la photographie sont convoquées pour produire de l’imaginaire.

    Édité à l’occasion de l’exposition au musée d’art Roger-Quilliot, de Clermont-Ferrand, ce livre « Georges Rousse Architectures » est la mémoire d’un ensemble d’interventions inédites photographiées entre 2000 et 2010 par Georges Rousse au sein de la ville de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Un livre qui vient rappeler la relation multiforme qu’entretient l’artiste avec l’architecture.

    Des textes de l’artiste, de même que des textes d’Antoine Grumbach, d’Alain Charre, de Paul Léandri, de Nathalie Roux, et Claire Gastaud accompagnent les illustrations. De nombreux croquis préparatoires et des prises de vue des séances d’installation viennent compléter la compréhension du travail de l’artiste.

    Tirage de tête : les 50 premiers exemplaires du livre sont accompagnés de l'estampe originale Oberhausen, 1996 éditée à 50 exemplaires, signée et numérotée par Georges Rousse. Cette estampe a été tirée par le Studio Franck Bordas à Paris, sur papier Hahnemühle 308 g selon un procédé d’impression jet d’encre pigmentaire.

  • La Mongolie au fil du...

    Albert Kahn a créé en 1912 les « Archives de la planète », missionnant ainsi des opérateurs aux quatre coins du monde afin qu’ils consignent par le film et la photographie en couleur les différentes réalités culturelles. 100 ans après, l’équipe du musée Albert-Kahn (Boulogne-Billancourt) souhaite donner une résonance à ce projet dans le monde actuel dans le respect de l’esprit du fondateur.

    Pour faire écho au fonds du musée consacré à la Mongolie, trois photographes contemporains ont été invités à offrir au public leur vision de la Mongolie au prisme des évolutions que le pays a traversé au cours des XXe et XXIe siècles :
    - Lucile Chombart de Lauwe nous conduit dans l’intimité des foyers pour décrypter l’évolution des modes de vie, insistant sur la sédentarisation des nomades.
    - Sophie Zénon nous propose un voyage à travers la complexité d’Oulan Bator, au coeur de la topographie d’une ville-monde, qu’elle a choisi de montrer sans ses habitants.
    - A Yin partage le quotidien des derniers habitants des steppes et nous livre un regard de l’intérieur, insistant, malgré une apparente sérénité, sur leur disparition irrémédiable.

    Textes de Lucile Chombart de Lauwe, Gaëlle Lacaze, Laetitia Merli, Valérie Perlès, Sophie Zénon.

  • Philippe Chancel -...

    Avec "Workers" Philippe Chancel révèle l'existence de milliers d'ouvriers qui travaillent sans relâche aux Emirats arabes unis à l'édification des métropoles de l'hyper-capitalisme.

    Dubaï, Abu-Dhabi sont devenues en peu de temps les cités de la surenchère, du commerce et du luxe : plages,musées somptueux, galeries marchandes... un univers artificiel où l’irréel devient plus réel que le réel. Ce rêve possède un envers du décor où une armada d'ouvriers indiens, philippins, chinois... travaillent sans relâche, traversant furtivement cette scène de façon invisible, sans consistance et sans histoires aussi.

    Philippe Chancel pointe cette situation et nous offre la vision d’hommes saisis dans leur activité : sous le soleil, enturbannés de pièces de tissus, portant casquettes ou fichus afin de se protéger de la chaleur et de la poussière.

    La magie de Philippe Chancel fait qu’on hésite, on ne sait pas qui sont ces hommes exactement : leurs tenues laissent un instant supposer que ces workers sont tout autant de possibles émeutiers prêts à renverser un ordre finalement précaire que de simples ouvriers...

    Pour l’édition de tête, Philippe Chancel a choisi 10 portraits différents de ces workers tirés à 3 exemplaires chacun dans un grand format (60 x 80 cm) sur papier Hahnemühle 308 g. Chaque photographie est signée et numérotée au dos. Un exemplaire du livre "Workers" est joint pour toute commande d’un tirage photographique.

    Texte bilingue français / anglais de Damien Sausset

    Livre publié dans la collection « Un photographe/un territoire » avec le soutien du Conseil régional d'Île-de-France.

    BIOGRAPHIE
    Philippe Chancel poursuit depuis plus de vingt ans une expérience photographique entre art, documentaire et journalisme. Son « Emirates project » a été présenté à la 53e biennale de Venise (pavillon d’Abu-Dhabi). Son travail est présent notamment dans la collection Société Générale, la collection Deutsche Bank, la Ville de Lyon et le Fonds national d’art contemporain.

Filtres actifs