Le Liban n'a pas d'âge, 1920-2020

Ouvrage collectif autour de la photographie libanaise. 

 

42,65 €

Clara Abi Nader, Lamia Maria Abillama, Patrick Baz, Myriam Boulos, Gregory Buchakjian, Ghaleb Cabbabé, Roy Dib, Sirine Fattouh, Soha Ghandour, Cha Gonzalez, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, Gilbert Hage, Ayla Hibri, Rasha Kahil, Houda Kassatly, Joe Kesrouani, Dalia Khamissy, Aline Manoukian, Rania Matar, Randa Mirza, Elias Moubarak, Roger Moukarzel, Serge Najjar, Stéphanie Saadé, Hady Sy, Lara Tabet, Camille Zakharia

Cet ouvrage est le fruit d’un travail exceptionnel et inédit qui a mobilisé pendant près d’une année une trentaine d’artistes, auteurs et photographes libanais, toutes générations et sensibilités confondues. Une gageure lorsque l’on sait les crises sans précédent qui touchent le Liban, entre les soulèvements d’octobre 2019 et la destruction d’une partie de Beyrouth le 4 août 2020. Une onde de mort a tout soufflé. À l’abattement et à la colère succède aujourd’hui la rage de survivre.

En dépit de ces obstacles hors normes, cet ouvrage voit le jour, comme une urgence, pour témoigner de ce qu’auteurs et photographes ont à dire du Liban. « Ce livre arrive au bon moment pour qu’on se souvienne de la beauté du Liban et de son peuple », comme nous l’a exprimé l’un d’eux au lendemain du 4 août. Le Liban n’a pas d’âge est une oeuvre collective à l’occasion des cent ans de leur nation. Sans dissimulation et avec une énergie stupéfiante, chacun d’eux dépose au fil des pages ce qui doit être dit et vu d’un pays qu’ils n’en finissent pas d’aimer et de rejeter : des cèdres millénaires aux camps de réfugiés, des ruines aux couchers de soleil, des folles nuits de Beyrouth aux portraits de famille, de l’exil au retour, de la contestation à l’affrontement.

Au texte effervescent de Sabyl Ghoussoub « Le Liban n’a pas d’âge » succède une séquence émouvante d’archives photographiques que Georges Boustany, collectionneur, a choisies pour évoquer « la traversée du siècle ». Puis viennent les contributions, images et textes, de toute une génération de photographes, exposés dans les galeries et musées du monde entier et dont Tarek Nahas, lui aussi collectionneur, rappelle l’extrême richesse. Des photographes qui sont la mémoire vivante de leur pays.

Nous avons été chaque jour toujours plus bouleversés par la confiance qu’ils nous ont accordée. Ce fut un échange qu’éditeurs et auteurs n’ont pas souvent l’occasion d’avoir, où chacun s’est ici engagé sans compter, en dépit des difficultés, à la réalisation de ce livre – folle déclaration à Beyrouth, dont on dit qu’il renaît toujours de ses cendres, et à un peuple dont on a longtemps dit qu’il était capable de tirer une certaine force de ses épreuves. Aujourd’hui, le temps presse. Il ne s’agit pas seulement de reconstruire les pierres, mais aussi les coeurs et les esprits, de penser l’après.

Le Liban n’a pas d’âge rend hommage à l’esprit de résistance qu’anime la création artistique dans un pays ravagé par toutes sortes de maux. Par leur engagement, leur courage et leur insatiable curiosité, les artistes deviennent des artisans de la paix.

Ce pays n’a pas besoin d’un centenaire pour se grandir ou exister aux yeux du monde. De sa création aux replis les plus sombres de son histoire et jusqu’aux drames qui l’étreignent, son peuple continue de nous donner une leçon de vie. Les auteurs et photographes du Liban n’a pas d’âge n’ont jamais abandonné le terrain ; nous leur devions ce livre.

Livre publié avec le soutien de l’Institut Français de Beyrouth 

Référence 9782363062833
Nombre de pages 208
Format 23 x 29 cm
Langue Français/Anglais
ISBN 978-2-36306-283-3
Année de parution 2020

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