Into the woods

Ce livre esquisse, à travers le travail de onze femmes artistes, un paysage mental fantasmagorique. Les multiples techniques employées invitent à un parcours énigmatique autour de la nature.

 

9,48 €

Éd. limitée - Into the woods - Grand format

Le livre Into the Woods accompagne et prolonge l’exposition éponyme à la Galerie des Galeries, aux Galeries Lafayette. Cette exposition esquisse à travers le travail de onze artistes femmes, un paysage mental fantasmagorique. Peinture, sculpture, dessin, vidéo, œuvre sonore ou installation, les techniques employées sont multiples et amorcent un parcours énigmatique.

Réminiscences de contes de fées ou folklore sylvestre sont convoqués en filigrane et les œuvres surgissent comme des incantations. Leur apparente obscurité offre de multiples passages dans des univers parallèles, où l’ensorcellement nous attend. Entre des semblants de rituels, un cabinet d’œuvres au noir et une dernière note alchimique, le visiteur se perd pour mieux se retrouver lui-même.

Liste des artistes de l'exposition et présentées dans le livre :
Laëtitia Badaut Haussmann, Sophie Bueno-Boutellier, Susan Collis, Marcelline Delbecq, Mimosa Echard, Alicja Kwade, Maria Loboda, Anne Laure Sacriste, Iris Van Dongen, Jessica Warboys, Anne Wenzel.

Née en 1977, Daria de Beauvais, commissaire de l’exposition, est actuellement curatrice au Palais de Tokyo. Elle mène en parallèle des activités de commissaire d’exposition indépendante, assurant entre autres la programmation de la Galerie Saint-Séverin à Paris.

Référence 9782363060228
Nombre de pages 24
Format 15,5 x 21 cm
ISBN 9782363060228
Tirage 800 ex.
Année de parution 2012

Badaut Haussmann (Laëtitia)


Née en 1980 à Paris, vit et travaille à Paris.



Bueno-Boutellier (Sophie)


Née en 1974 à Toulouse, vit et travaille à Berlin. Le travail de Sophie Bueno-Boutellier est autant influencé par la spiritualité que par la science. L’artiste opère par petites touches d’intuition, sous forme de narration codée, le sublime étant souvent présent à travers des actions et des matériaux très simples. Chaque œuvre est polysémique et cherche à transmettre un message sensoriel. À travers une association de matériaux quasi alchimique, un aspect à première vue très minimal et une gestuelle artisanale, elle offre au regardeur une expérience presque métaphysique.

Collis (Susan)


Née en 1965 à Édimbourg (Écosse), vit et travaille à Londres. Susan Collis est une magicienne du quotidien. Elle sauve de l’oubli les rebuts pour leur donner un supplément d’âme à base de matériaux d'exception : essences de bois rares, pierres et métaux précieux s'y agrègent en toute discrétion afin d’en imiter les irrégularités, salissures et autres marques d’usure. L'artiste rend visible l’invisible en créant un équilibre entre l’ordinaire et l’extraordinaire, dichotomie à l’origine de tout son travail.

Delbecq (Marcelline)


Née en 1977 à Évreux, vit et travaille à Paris. La pratique de Marcelline Delbecq part d’une réflexion sur l’image qui la guide ensuite vers des excursions hors-champ et des monologues intérieurs. Les potentialités cinématographiques de l’écriture lui permettent de créer des fictions perdues entre passé et présent. Sa voix évoque des visions chimériques, mettant en scène des situations à la lisière de la fiction et de la mémoire. Ses œuvres génèrent un territoire mental évanescent qui met chaque fois en jeu la question du regard.

Echard (Mimosa)


Né en 1986 à Alès, vit et travaille à Paris. Mimosa Echard pratique le dessin et la sculpture, utilisant un vocabulaire de formes simples voire archaïques, mais aussi de personnages emblématiques. Elle construit un corpus d'œuvres fonctionnant par séries, dialoguant les unes avec les autres, avec quelques fils directeurs tels que le cercle. À la fois étranges et humoristiques, à base de matériaux naturels, les objets de Mimosa Echard apparaissent comme autant de signaux rétro-futuristes.

Kwade (Alicja)


Née en 1979 à Katowice (Pologne), vit et travaille à Berlin. Les œuvres d'Alicja Kwade souhaitent conserver leur mystère et dévient toute supposition qui pourrait être faite à leur sujet. D’un point de vue formel, elles semblent d’abord très minimalistes, mais l’artiste se plaît à détourner, déformer ou multiplier les objets usuels qu’elle utilise. Ses gestes sèment le doute et l’ambiguïté, créant une étrangeté qu’on ressent dès le premier regard : la perception est souvent altérée, comme invitée à passer de l’autre côté du miroir, là où les choses ne sont jamais tout à fait ce qu’elles devraient être.

Loboda (Maria)


Née en 1979 à Cracovie (Pologne), vit et travaille à Londres. Tout en refusant la nostalgie, Maria Loboda s'intéresse beaucoup aux héritages culturels du passé. Ses œuvres s'inspirent d'objets obsolètes ou de sciences occultes, trouvant leurs origines dans le folklore, le mysticisme ou la métaphysique. Peindre les murs de la couleur de l’univers, officiellement définie par des scientifiques ; offrir au regard un cryptogramme, dont le code est perdu depuis le Moyen Âge ; transformer en sculpture un alphabet fictionnel : l’artiste propose des énigmes à déchiffrer, voire des pièges à éviter.

Sacriste (Anne Laure)


Née en 1970 à Paris, vit et travaille à Paris. Figure du romantisme contemporain, Anne Laure Sacriste travaille à partir de l’idée de Nature dans sa dimension la plus inquiétante. Ses peintures, gravures et dessins invitent au recueillement et à la contemplation, le regard se perdant dans des étendues obscures ou iridescentes d’eau ou d’arbres. Baignant dans une atmosphère onirique, ses paysages restent en nous comme une persistance rétinienne, un mystère entraperçu et impossible à oublier.

Van Dongen (Iris)


Née en 1975 à Tilburg (Pays-Bas), vit et travaille à Berlin. Dans ses grands portraits au pastel et au fusain, Iris Van Dongen s’inspire autant de l’histoire de l’art que des photos de mode, voire de l’esthétique des tatouages ou du rock. Ses personnages féminins empruntent des poses dignes de top models dans des contextes plus que mystérieux, à la limite de l’au-delà. Ces héroïnes offrent au regard des scènes chargées de symboles et de mélancolie, entre le merveilleux et le rationnel ; elles apparaissent comme des abstractions, ou des personnages issus de la mythologie.

Warboys (Jessica)


Née en 1977 au Royaume-Uni, vit et travaille à Londres et Paris. Chacune des œuvres de Jessica Warboys est à la fois un indice de ce qui sera et une relique de ce qui a été. Les avant-gardes artistiques et les mythes fondateurs se croisent, le théâtre et l’architecture s’entrelacent, sous forme d’associations d’idées et d’images. L’artiste met en scène des rituels sous forme de poèmes, films, objets ou performances. Des formes géométriques simples sont à la fois des sculptures autonomes et des éléments de décor.

Wenzel (Anne)


Née en 1972 à Schüttorf (Allemagne), vit et travaille à Rotterdam. Le désastre est une source d’inspiration primordiale pour Anne Wenzel. Catastrophes naturelles ou attentats lui fournissent la matière de ses sculptures de céramique noire, agrégats de matière à la fois informes et délicatement ciselés. Objets et animaux semblent tout autant liquéfiés que calcinés ; monument aux morts ou gibier agonisant apparaissent comme des décombres d’un présent apocalyptique. Ses œuvres sont des métaphores de nos peurs individuelles et montrent que la réalité peut dépasser nos pires cauchemars.

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