François Réau présente « Dans de solennelles et profondes régions intermédiaires, on voit les grandes étoiles d’une nuit de printemps » à la galerie 8+4 (13, rue d'Alexandrie) du 9 février au 11 avril 2024.
Vernissage le jeudi 8 février à partir de 17h.
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Artiste pluridisciplinaire, François Réau (né en 1978) articule son travail dans des dispositifs plastiques de grande échelle, installations et dessins, paysage mental et paysage physique, l’immensément grand ou encore l’indicible. Ses dispositifs plastiques ou dessins en installation soulèvent le principe de l’apparition et de la disparition de la figure et des motifs, au cœur même des matériaux.
Prenant comme source de réflexion l’espace du paysage et ses processus de transformation, son travail se détermine par son interrogation sur les liens entre l’homme et la nature. On y retrouve les thématiques de la temporalité, de l’espace ou de la fragilité humaine. Le paysage évoque aussi le voyage, un lieu riche de toutes les évasions possibles, un point de départ ou le symbole d’une traversée en cours. Il note ainsi que « le paysage est toujours, d’une certaine façon l’expression du manque ; car l’espace du paysage c’est aussi l’espace même de notre propre désir ». L’attention poétique et singulière qu’il prête au monde se trouve mêlée de souvenirs, empreinte de réalité, d’imaginaire et de fiction mais également de mystère et de spiritualité, permettant d’ouvrir ses objets plastiques à des interprétations qu’il souhaite multiples. D’une certaine façon, ses travaux se situent dans un entre-deux.
Pour l’exposition à la Galerie 8+4, François Réau livre un ensemble inédit de 24 dessins renvoyant à la décomposition du temps, celle d’une journée de 24 heures ou au découpage en 24 images d’une seconde d’un film... déployant ainsi au cœur de ses interventions plusieurs possibilités de narrations, entre un temps court et un temps plus long. Le titre de l’exposition repris d’un extrait d’un poème de Rilke rappelle combien la poésie permet à François Réau de déployer un champ où les mots apportent des ouvertures, des glissements et de toucher à des choses universelles.