François Azambourg - Le fil, le marteau et l’enclume

Des créations tout autant bijoux à porter que petites sculptures.

 

Cet ensemble de bijoux à porter est le résultat d’une recherche et d’un développe­ment menés sur le métal par François Azambourg, entre août et octobre 2018.

Ce n’est pas la première fois que François Azambourg avait travaillé sur la réalisation de bijoux. En 2014 il avait imaginé un collier et une bague à partir du penne, mais il s’agissait alors d’une démarche plus conceptuelle, réponse amusée à ces colliers de pâtes que l’on réalise enfant pour sa mère, et en 2015, il imaginait une bague à hélice.

Dans cette nouvelle série de bijoux à porter, le designer s’est posé au préalable des contraintes précises de réalisation : créer une surface en partant de fils de métal, cuivre, argent, laiton.

L’approche très dépouillée fait toute l’originalité de ce projet qui vient articuler, nouer et assembler des fils de métal, et jouer sur leur ductibilité. Contraints par de simples gestes et un outillage réduit - marteau, pince enclume - les fils ainsi assemblés et frappés viennent figer des formes, tels des « arrêts sur image », avec une infinité de possibles… Chaque création devient parure unique non reproductible en série.

A la fois espace de liberté et champ d’expérimentation, ces réalisations, sont tout autant des bijoux à porter que de petites sculptures. Ce travail, à côté de celui de designer, consacre la démarche de François Azambourg en tant qu’artiste.

 

François Azambourg a produit un ensemble de bijoux en cuivre plaqués or jaune, or blanc et palladium présenté à Private Choice du 12 au 21 octobre

Référence Le fil, le marteau et l’enclume
Format dimensions variables
Tirage pièces uniques
Technique bijoux cuivre plaqués or jaune, or blanc et palladium
Année de parution 2018

Azambourg (François)


Lauréat de la villa Médicis hors les murs en 2003, du Grand Prix du Design de Paris 2004, trois fois lauréat du concours Top Plastique, du concours du musée des Arts décoratifs, Azambourg consacre son travail à l’alliance des techniques et de l’art propre aux arts appliqués. En 1986 il conçoit un nouveau saxophone qu’il développera dix ans durant avec Selmer et l’IRCAM, devient lauréat de la Fondation de France, de la fondation de la Vocation et de la Direction de la musique et de la danse. En 1994, lauréat du concours CTBA, il dépose un brevet sur les sandwichs souples, invente des matériaux. De 1999 à 2003, ses travaux sont exposés au VIA. Il obtient une carte blanche VIA en 2005 sur le thème de la « métaphore du nid d’abeille ». Il développe une recherche sur les luminaires en fibre optique pour les Designer’s days en 2002, pour Roset, et réalise un lustre monumental de 18 mètres pour les Galeries Lafayette en 2006. Édité par Hermes, Cappellini, Domeau & Pérès, Roset, Domestic, Poltrona Frau et CIAV Meisenthal, François Azambourg travaille régulièrement au Japon avec des industriels du recyclage du plastique et effectue des recherches sur le kakishibu (jus de kaki fermenté que les japonais utilisent pour protéger meubles et charpentes). Il est nommé créateur de l’année 2009 au Salon du meuble de Paris où il présente 57 pièces dont une gamme de mobilier Lin 94 en composite végétal de lin édité par DCS (Design Composites Solutions). http://www.azambourg.fr/



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