Inspirée par la gravure "Melancolia" de Dürer, Vera Molnar ne cesse d’interroger un carré rempli de nombres dont la somme est immuable. Elle se l’approprie et tente continuellement de percer ses secrets.
Une gravure datée de 1514 de Dürer : « Mélancolie », donne une représentation du carré magique que découvre Vera Molnar dans sa jeunesse. Composé des nombres de 1 à 16 disposés en 4 lignes et 4 colonnes, la particularité du carré magique est que la somme des lignes, des colonnes et des diagonales a toujours pour résultat : 34.
Depuis, l’artiste n’aura de cesse dans sa pratique artistique d’interroger cet objet mystérieux, de jouer avec. Elle tente ainsi d’en dévoiler les innombrables surprises qu’il réserve à celui ou celle qui cherche à en percer le mystère.
Genèse du carré magique est un hommage à Dürer, 500 ans après l’édition de sa gravure. Les 16 nombres sont reliés entre eux selon une séquence précise, chaque étape venant relier un nombre à son suivant : le premier au deuxième, puis le premier au deuxième et au troisième etc. jusqu’à la liaison du premier au seizième.
Dans cette séquence, l’artiste apporte deux variantes : à chaque étape, le dessin qui naît est décalé de 45° et les traits du dessin s’amincissent progressivement.
Le carré magique n’a pas fini de livrer ses mystères !
Fiche technique