Couturier (Stéphane) 

Stéphane Couturier expose depuis 1994 une production personnelle regroupée par séries : la première, Archéologie urbaine, est axée sur les espaces urbains en mutation. Aux Archéologies urbaines succèdent les Villes génériques, puis depuis 2002, les Landscaping. Et enfin la série Melting Point inaugurée avec le travail sur les usines Toyota en 20...

Stéphane Couturier expose depuis 1994 une production personnelle regroupée par séries : la première, Archéologie urbaine, est axée sur les espaces urbains en mutation. Aux Archéologies urbaines succèdent les Villes génériques, puis depuis 2002, les Landscaping. Et enfin la série Melting Point inaugurée avec le travail sur les usines Toyota en 2005. La ville, l’industrie, les paysages construits sont, pour Stéphane Couturier, un moyen de questionner le rapport de l’œuvre au sujet représenté. Ce double aspect – l’investigation documentariste indissociable à la recherche plasticienne – caractérise l’ensemble de son œuvre photographique. Stéphane Couturier axe particulièrement sa recherche sur la représentation de l’architecture. Qu’il s’agisse de la Villa Noailles à Hyères de Robert Mallet-Stevens, de l’œuvre de Le Corbusier comme à Chandigarh ou encore de bien d’autres témoins du mouvement Moderne, les photographies de Stéphane Couturier font état d’une remarquable frontalité permettant de théâtraliser le lieu, non sans une certaine neutralité du regard, ainsi le spectateur est maintenu à distance. Les plans sont écrasés, l’ensemble est traité en aplats éradiquant ainsi toute perspective architecturale. Cette accumulation de couleurs, mais également de matières, permet d’interroger la frontière entre ordre et désordre et laisse au regardeur un grand champ d’interprétation selon les différents niveaux de lecture possibles. Avec la série Melting Point commencée avec le travail sur les usines Toyota en 2005, le caractère documentaire est encore présent, mais la simple célébration de la beauté ne suffit plus. Le monde dans lequel nous évoluons fourmille de nouveaux outils de toutes sortes pour enregistrer et mémoriser la prolifération de signes qui nous entourent. Ainsi la photographie devient un lien avec d’autres formes de production d’images (vidéo, cinéma), elle devient un médium fluide avec une quasi-infinité de possibilités de production d’images. Il s’agit ainsi de faire dériver l’aspect documentaire de la photographie, de déplacer et dépasser sa dimension narrative tout en gardant intacts les éléments documentaires qui la composent : la réalité n’est plus faite de choses isolées, aux formes géométriques fixes, elle est devenue une réalité de flux, en mouvement et transformation continus. Cette série s’est amplifiée avec le travail réalisé sur la ville de Chandigarh en Inde en 2006, qui associe, dans chaque tableau photographique, une photographie de l’œuvre architecturale de Le Corbusier avec une photographie de son œuvre artistique réalisée sur place. En 2008, il expose ce travail au Tinglado-2 à Tarragone où sont montrées des photographies de Brasilia, La Havane, Barcelone… ainsi que des recherches vidéo sur la ville de Brasilia. En octobre 2008, il présente au nouveau Centre d’Art de la Ville de Paris, le CentQuatre, le résultat d’une commande sur la transformation de ce lieu. Stéphane Couturier, né en 1957, vit et travaille à Paris. Il est représenté par la galerie Polaris à Paris et la galerie Laurence Miller à New York. Lauréat du Prix Nièpce 2003, ses œuvres ont été largement présentées en Europe et aux États-Unis. Elles font partie de nombreuses collections publiques et privées : Centre Georges Pompidou, Fonds National d’Art Contemporain, Maison Européenne de Photographie, Musée Carnavalet, Los Angeles County Museum, Art Institute of Chicago. http://www.stephanecouturier.fr/

Détails
Un livre « événement » à l’occasion des 50 ans du couvent de La Tourette construit par Le Corbusier en 1959. L’artiste F. Morellet est invité à faire dialoguer ses oeuvres avec celles de Le Corbusier.
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