Philippe Favier - 315 Route de Peyrus

Dernière création de l'artiste qui marque un tournant et une retour à la ligne et au dessin 

 

Dernière création de Philippe Favier 315 Route de Peyrus prend sa source dans un vaste ensemble réalisé par l’artisteau printemps 2019 sobrement intitulé CARBONES etmarquant un tournant dans sa pratique avec un retouréblouissant à la ligne et au dessin.Réalisé à partir de papier carbone, cet ensemble estpour l’artiste l’occasion de mettre à plat son style et sonsavoir-faire afin de créer, en aveugle, des formes oufigures aux lignes épurées. En effet, le papier carbonepermet – comme aucun autre procédé – de travailler enaveugle, de dessiner sans savoir ce qui est produit. Seulle poids de la main, le geste plus ou moins ample et laconcision d’un mouvement du poignet donnent lieu à desvariations. À l’artiste de les intégrer, d’en jouer pour mieux– en retour – appendre et se laisser surprendre. Chaque intervention est donc une aventure ou plus exactement un apprentissage de soi-même. La ligne d’horizon de 315 Route de Peyrus réalisée au carbone puis tirée à 8 exemplaires sur un papier Canson 310 g est augmentée par la suite sur chaque exemplaire de dessins ou de fils. Autant d’interventions uniques de l’artiste sur l’endroit d’un dessin dessiné à l’aveugle.

Référence 315 Route de Peyrus
Format 120 x 20 cm
Tirage 8 exemplaires signés
Technique Dessin carbone sur papier Canson 310 g
Année de parution 2019

Favier (Philippe)


Depuis les années 1980, Phillipe favier développe un univers singulier sans équivalent dans le monde de l'art contemporain. Inventivité et liberté caractérisent son oeuvre déplaçant les codes établis. Né à Saint-Etienne en 1957. Vit et travaille en France. Dans chacune des nombreuses périodes qui caractérisent le travail de Philippe Favier depuis une trentaine d’années, on peut apercevoir combien le recours à l’horizon semble incontournable, qu’il aliène les corps comme dans certains collages(1), qu’il dresse le portrait d’une morte asperge(2), qu’une mystérieuse architecture étale son mince silence sur plus de deux mètres(3) ou que 101 boîtes de sardines conservent leur mystère(4)… Il serait fastidieux de dresser une liste et complexe d’en extraire le sens. Depuis ses débuts, l’usage du stylo Bic en fait foi, le travail de Philippe Favier est à comprendre sous le signe de l’écriture. En 1982, il confiait qu’il lui semblait « dessiner la majuscule d’un texte à venir ». Au coeur de l’oeuvre, les pages se sont inscrites au fil des ans. En 2008, Le Grand Livre s’ouvre comme un nouveau chapitre.

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