Soulages et l'art lointain chinois
Texte de Bruno Duborgel
Pierre Soulages a toujours manifesté de la curiosité, pour les arts venus d’ailleurs, ces « arts lointains » qu’il s’agisse de l’art préhistorique d’Altamira, de Pech-Merle, des scènes de Lascaux, des peintures de la Grotte Chauvet, de l’art roman et des arts médiévaux, ou encore plus largement des Amériques, africains, asiatiques, océaniens. Il aime contempler ces productions artistiques, les méditer, dialoguer avec elles. Pour lui, « l’art véritable n’a ni frontière ni temporalité ».
L’œuvre de Pierre Soulages, a déjà été associée à l’art africain ou examinée dans ses parentés artistiques avec l’esthétique et l’architecture cisterciennes. Mais étonnamment, cette œuvre n’a guère été envisagée dans ses rapports avec l’art chinois ancien.
L’auteur Bruno Duborgel a voulu, par cette publication interroger les possibles confrontation et dialogue entre tels et tels caractères, esthétiques advenus au fil de l’œuvre de Pierre Soulages et, dans le l’histoire de la peinture chinoise ancienne correspondant principalement à la peinture dite « lettrée ».
Ces deux univers artistiques n’auraient-ils rien à se dire au sujet, notamment, de l’espace architectural et de la correspondance des éléments dans la calligraphie ? Des relations du noir et du blanc et du couple formé par ces deux couleurs ? Du binôme associant le vide et le plein ? Du noir comme couleur d’origine, et de sa palette chromatique ? Du « mystère » du monde, du « sens » et de l’« inconnu » ? Autant de questions que ce texte aborde complété par une vaste iconographie.
Fiche technique
- Nombre de pages
- 112 pages
- Format
- 17 × 24 cm
- Langue
- Français
- ISBN
- 978-2-36306-309-0
- Technique
- Broché, coutures apparentes
- Année de parution
- 2022
Soulages (Pierre)
Très jeune il est attiré par l’art roman et la préhistoire. Pendant un bref séjour à Paris il fréquente le musée du Louvre, il y voit des expositions de Cézanne et Picasso qui sont pour lui des révélations. Ce n’est qu’en 1946 qu’il peut consacrer tout son temps à la peinture. Ses toiles où le noir domine sont abstraites et sombres, et sont aussitôt remarquées tant elles diffèrent de la peinture à demi-figurative et très colorée de l’après-guerre. Depuis peu, d’autres œuvres sont apparues où rythme, espace et lumière naissent des contacts violents du noir et du blanc sur l’entière surface de la toile, c’est une toute autre lumière picturale.
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