Art Antwerp 2025
Le dessin en toute liberté
Pour cette édition d’art Antwerp 2025, nous avons l’immense plaisir de présenter un ensemble d’œuvres exceptionnelles et rares des artistes de la galerie. Exceptionnel et imposant par sa taille ainsi que sa force plastique, le premier tapis de Bernar Venet est ici dévoilé en avant-première internationale. Imaginé par l’artiste à comme un équivalent d’une ‘Ligne indéterminée » sculpture de 2020, cette œuvre éditée à 20 exemplaires est le résultat d’un long processus d’ajustement afin d’aboutir à ce tapis de 3 mètres d’envergure composé de laine et de soie. Le motif interprété par l’artiste pour faire de ce support textile une sculpture de sol représente un effondrement de lignes qui semblent chevaucher, se superposer les unes les autres, contrariant au passage les lois de la perspective et créant un trouble de vision dans un effet d’optique inattendu. Finalisée à la main afin de créer des hauteurs de fils différents, cette œuvre unique dans la carrière de Bernar Venet prouve la vitalité d’un artiste qui aime à réinventer les possibilités de divers médiums. Comme une réponse à la rigueur conceptuelle de ce tapis, nous avons le plaisir de proposer une sélection d’œuvres historiques de Vera Molnar (1924-1923), grande pionnière depuis les années 1960 de l’art génératif et des rapports entre art et ordinateur.
En contrepoint, nous présentons les dernières tapisseries de Lionel Sabatté, nominé pour le prix Marcel Duchamp 2025. A travers cette création hors norme, il réinvente l’idée même d’une technique classique en réhaussant le tissage par des figures peintes à l’acrylique et un jeu de fils ajoutés formant des nœuds aux allures de bestiaire fantastique. L’ensemble sera complété de dessins sur papier où il déploie tout un imaginaire jouant sur l’enchevêtrement des motifs. Ce même rapport distancié avec les fondements de l’art occidental se retrouve dans les sculptures en marbre de Gilles Pourtier. Tels des masques d’une civilisation primitive, ces réalisations affirment aussi leur rapport étroit avec l’esthétique industrielle qui nous environne dans le quotidien. Enfin, suite à son imposante exposition cet été au Domaine de Chaumont sur Loire et préfigurant sa prochaine rétrospective au Frac d’Amiens, Claire Trotignon nous propose ses derniers collages à partir de dessins et de gravures anciennes. Ces paysages ou le vide règne en maître déploie des séries de ruines qui semblent tout autant appartenir au passé le plus antique qu’à un futur déjà obsolète. La présentation est complétée par une nouvelle série de dessins des Sœurs Chevalme. Ce duo d’artiste, résidentes de la villa Albertine aux USA, développe une pratique pluridisciplinaire engagée questionnant le rapport entre la culture occidentale et africaine.
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