Paréidolie - Salon international du dessin contemporain

Participation au salon Paréidolie au Château de Servières à Marseille, les 28 et 29 août. 

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Pour Paréidolie 2021, la Galerie 8+4 est heureuse de présenter plusieurs ensembles de dessins ou collages s’articulant autour de la question du paysage, de quatre artistes, chacun issu de génération différentes : Vera Molnar, Philippe Favier, Claire Trotignon et Lionel Sabatté.

Vera Molnar
À 97 ans, Vera Molnar occupe désormais une place singulière dans l’histoire de l’art pour avoir été une pionnière d’une pratique explorant les rapports entre art et ordinateur. Au sein de son corpus, un thème émerge particulièrement : la Montagne Sainte-Victoire. Cette formation rocheuse qu’elle considère comme l’un des rares exemple naturel et déformé d’une équation mathématique (courbe de Gausse) est devenu le thème de mille variations, soit dictées à l’ordinateur soit, au contraire, réalisées librement à la main. Au cœur du stand, nous présenterons sur le mur principal un ensemble de dessins provenant de l’atelier de l’artiste, réalisés au crayon, avec des papiers déchirés ou à la gouache. Ils répondront à quelques dessins à l’ordinateur déclinant dans des couleurs vives ce motif si célèbre dans l’histoire de l’art. Avec près d’une vingtaine d’œuvre de différents formats et techniques, cette présentation exceptionnelle préfigure les divers hommages qui vont lui être consacrés dont une exposition lors de la prochaine biennale de Venise.

Philippe Favier
De Philippe Favier, on connait essentiellement ses détournements d’objets anciens glanés dans les brocantes, objets qu’il rectifie, peint, rehausse de couleurs ou de dessins. Or, Philippe Favier reste avant tout un extraordinaire dessinateur comme en atteste les débuts de sa carrière ou il se singularisait par un trait sans repentir et iconoclaste lui permettant de déployer un bestiaire de monstres, squelettes, glyphes ou lutins. Comme pour mieux surprendre voire égarer son public, ses pas l’ont conduit à se passionner pour les paysages, ou plus exactement le souvenir et la mémoire qu’on peut en avoir. À partir de papier carbone lui masquant que ce qu’il réalise, il dessine en aveugle les étendus de quelques lieux autrefois contemplés. La ligne d’horizon y devient traits ondulant, plaines, collines ou amorces de montagne. Telles des ponctuations ou des notes sur une longue partition, surgissent des rochers, des végétaux, des arbres ou de simples buissons. D’un extrême raffinement, ces dessins originaux parlent avant tout de ce rapport sensible et mémoriel que nous établissons avec notre univers et plus particulièrement avec les paysages. Une quinzaine de ces dessins au carbone seront présentés.

Claire Trotignon
Au contraire des deux autres artistes, Claire Trotignon ne se réfère pas à des lieux existants. Ce qu’elle construit à travers ses collages rehaussés de dessins et d’encres colorés, ce sont des paysages génériques condensant en une même représentation différents temps. Cette jeune artiste s’est en effet fait connaitre depuis une dizaine d’années par son utilisation de fragments de gravures anciennes qu’elle assemble dans des compositions éthérées ou le vide compte plus que les éléments rassemblés. Les textures de traits gravés d’où surgissent souvent quelques arbres solitaires servent alors de base à des représentations éclatées qu’elle rehausse d’architectures utopiques dessinées. Entre réminiscence du poids de notre passé et espoir envers les promesses de notre futur, ces paysages parlent avant tout de notre présent et de cette impossibilité qui nous est imposée de tisser encore des liens profonds entre notre culture et la nature. Chez Claire Trotignon, le paysage devient le symbole d’une perte mais aussi la possibilité d’une compréhension inédite de notre réel, y compris dans sa dimension la plus métaphorique. Depuis peu, son travail a pris une nouvelle direction notamment par la réalisation d’œuvres à mi-chemin entre sculpture, collage et dessin qui seront présentées à Paréidolie.

Lionel Sabatté
La sphère du vivant ainsi que les transformations de la matière dues au passage du temps se retrouvent au cœur du travail de Lionel Sabatté. L’artiste entame depuis plusieurs années un processus de récolte de matériaux qui portent en eux la trace d’un vécu : poussière, cendre, charbon, peaux mortes, souches d’arbres... Ces éléments sont combinés de manière inattendue et les œuvres ainsi créées portent en elles à la fois une délicatesse mais aussi une « inquiétante étrangeté », donnant vie à un bestiaire hybride dans lequel des créatures des profondeurs abyssales côtoient des petits oiseaux des îles oxydés, des ours, des loups, des émeus, des chouettes, mais aussi des licornes … Ses compositions débridées et habitées laissent surgir tout un monde fantastique, pour mieux se perdre dans les méandres d’un paysage imaginaire. Pratiquant à la fois la peinture, le dessin, la gravure et la sculpture, Lionel Sabatté tâche de faire dialoguer l’ensemble de ses œuvres dans une interconnexion permanente. Ses recherches sur le minéral, l’animal, l’organique en somme, donne lieu à des œuvres poétiques, sensibles, troublantes et qui participent à une réflexion globale sur notre condition et la place que nous occupons dans notre environnement.  On retrouve cette force dans son dernier travail réalisé entre février et avril 2021 lors d’une résidence à Urdla à Villeurbanne. Présenté pour la première fois à Paréidolie, cet exceptionnel ensemble d’œuvres monotypes laisse le regard libre d’y percevoir l’apparition de chimères ou de glyphes, d’y voir un bestiaire d’animaux issus des abysses ou de nos rêves, voire un simple profil humain noyé dans un maelstrom de matière…

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